Équiper son entreprise d'un photocopieur ou d'une imprimante multifonction soulève rapidement une question : vaut-il mieux acheter le matériel ou le louer ? Il n'y a pas de réponse universelle — le bon choix dépend de votre trésorerie, de vos volumes d'impression et de votre horizon d'utilisation. Voici les éléments pour décider sereinement.

L'achat d'un photocopieur : pour qui ?

Acheter son photocopieur signifie en devenir propriétaire dès le départ. Cette option présente plusieurs avantages :

  • Pas de loyer mensuel : une fois l'investissement réalisé, le matériel vous appartient.
  • Amortissement comptable sur plusieurs années.
  • Liberté totale dans le choix du prestataire de maintenance.

En contrepartie, l'achat immobilise une somme importante dès le départ, et c'est à vous de gérer le vieillissement et le remplacement du matériel. Cette formule convient surtout aux entreprises disposant de trésorerie et dont les besoins d'impression sont stables dans le temps.

La location longue durée : souplesse et budget maîtrisé

La location longue durée (LLD) consiste à payer une mensualité fixe pour utiliser un photocopieur, généralement sur une période de 3 à 5 ans. Ses atouts :

  • Pas d'investissement initial : votre trésorerie reste disponible pour votre activité.
  • Maintenance et consommables souvent inclus dans le contrat.
  • Matériel renouvelé en fin de contrat, ce qui évite l'obsolescence.
  • Charges déductibles et budget prévisible.

La LLD est particulièrement adaptée aux entreprises qui veulent préserver leur trésorerie, disposer d'un matériel toujours à jour et déléguer entièrement la maintenance.

Le critère décisif : le coût par page

Au-delà du prix du matériel, le vrai poste de dépense d'un photocopieur est le coût par page (toner, entretien, pièces). Un contrat clair au coût par page vous permet de connaître précisément votre budget d'impression et d'éviter les mauvaises surprises. Chez IKON Office Solutions, la maintenance et les consommables sont intégrés à nos contrats, avec une facturation transparente.

Notre conseil

Si vous privilégiez la maîtrise de votre trésorerie et la tranquillité (maintenance déléguée, matériel renouvelé), la location longue durée est généralement le meilleur choix. Si vous avez les moyens d'investir et des besoins très stables, l'achat peut se révéler plus économique à long terme. Le mieux reste d'étudier votre situation précise.

Faire le calcul sur cinq ans

Comparer un prix d'achat et une mensualité n'a aucun sens en soi. La seule comparaison valable se fait sur la durée de vie complète du matériel, en incluant tout.

Pour l'achat, additionnez : le prix de la machine, le contrat de maintenance sur cinq ans, les consommables s'ils ne sont pas inclus, les interventions hors contrat, et la valeur résiduelle de la machine au terme (souvent proche de zéro pour du matériel bureautique).

Pour la location, additionnez : la mensualité multipliée par la durée, les pages facturées au-delà du forfait, et les éventuels frais de fin de contrat.

Ramenez ensuite les deux totaux au nombre de pages produites sur la période. Vous obtenez deux coûts par page comparables — et c'est seulement à ce moment que la discussion devient rationnelle.

Dans la pratique, l'écart final entre les deux formules est souvent plus faible qu'attendu. Ce qui les distingue vraiment, c'est la trésorerie immobilisée d'un côté, et la souplesse de l'autre.

Les points de vigilance du contrat de location

La location est une bonne formule, à condition de lire ce qu'on signe. Cinq clauses méritent votre attention.

  • La durée d'engagement. Trois à cinq ans en général. Plus c'est long, plus la mensualité baisse, moins vous êtes souple. À caler sur la visibilité réelle de votre activité.
  • Le volume inclus et le tarif au-delà. C'est le poste où les écarts entre offres sont les plus importants. Un forfait généreux masque parfois un prix unitaire élevé sur les pages supplémentaires.
  • Le mécanisme de révision tarifaire. Certains contrats prévoient une indexation annuelle. Ce n'est pas anormal, mais mieux vaut le savoir dès la signature.
  • Les conditions de sortie anticipée. Que se passe-t-il si vous déménagez, si l'activité change, si vous cessez l'activité ?
  • Le sort de la machine au terme. Renouvellement, prolongation, restitution ou rachat : les modalités doivent figurer au contrat, pas se découvrir au moment venu.

Ces points sont détaillés sur notre page location longue durée.

La troisième voie : garder la machine existante

On oublie souvent cette option, qui est parfois la meilleure. Si votre machine actuelle fonctionne correctement et reste dimensionnée pour vos volumes, le vrai sujet n'est peut-être pas de la remplacer, mais de revoir son contrat.

Nous rencontrons régulièrement des entreprises qui paient une maintenance héritée d'un ancien prestataire, avec un coût page devenu élevé au regard du marché, sur une machine encore parfaitement viable. Renégocier ou changer de contrat de maintenance produit alors une économie immédiate, sans le moindre investissement.

La question à poser avant tout renouvellement est donc : ma machine est-elle réellement le problème, ou est-ce mon contrat ? Un prestataire qui propose systématiquement du matériel neuf sans avoir posé cette question mérite une seconde opinion.

C'est aussi pour cela que nous commençons toujours par relever les compteurs et lire les contrats en cours avant de proposer quoi que ce soit — voir notre approche du coût par page.

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